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Salut à tous les équipiers !

Palinodie VINous sommes encore en été, et la saison commence à prendre la direction de l’Automne, l’été s’en va emportant avec lui les lumières et les rires estivaux. Mais il n’empêche, les vacances sont encore là, les croisières aussi et plus que jamais, l’envie de naviguer. Brice le capitaine est parti en Corse, il skippe le Palinodie VI, un des fameux voiliers de Gaston Defferre, ancien maire de Marseille. Avec des jeunes à bord, ils sont partis pour disputer la course des gréements classiques de la Corsica Classic… Une régate grand luxe qui déploie ses ailes autour de l’île de beauté toute cette semaine.

Pendant que le capitaine se régale avec des bateaux de croisette, le marin est reparti sur les bancs de l’école de la FFVoile autour du bassin d’Arcachon… D’abord, je l’avoue pour manger des crevettes et des huitres les pieds dans l’eau en sirotant des verres de vin blanc mais aussi, pour reprendre les bases sur des bateaux qui filent au vent : les lasers !

Un vrai bonheur !!! Ce n’est pas de l’habitable, l’inertie des manoeuvres a disparu ! On dit  » On Vire », on a pas le temps de répondre  » Parés à virer? » que déjà la bôme est passé, le génois a viré de bord et on file de l’autre côté, sur une mer plate et dentelée de cotons blancs de vent. La passe est sublime, la côte magnifique, l’eau est chaude, le petit voilier ne pioche pas, il file bon train à toutes les allures et se dresse dès que le vent porte un peu trop au près ! Je me régale !

Lecole et les copainsCe n’est pas de la croisière, ce n’est pas vraiment du voilier tel que je le connais… C’est du sport à l’état pur ! C’est reprendre les bases en direct, accroché à la barre de son bateau que l’on sent glisser sous ses pieds. Repartir à l’école permet de réviser ses acquis, de comprendre aussi les vecteurs et les vents d’une manière plus instantanée, parce qu’ici, il n’y a pas de temps de latence… Il faut tenir ses voiles sinon c’est la sanction immédiate : on chavire dans l’eau moussue encore de vitesse !

Quel bonheur cette expérience à la FFVoile ! Monter son gréement minuscule le matin, des voiles qui semblent des jouets, les coques à traîner dans les sillons de sable en fonction des marées. Cela sent le sel, la vase du bassin qui colle aux pieds, cela sent les coquillages et le large… Cela donne envie de reprendre l’école et aussi de sortir de la mer pour aller taquiner l’océan. On entend son grondement là bas, à l’entrée de la passe lorsque monte la marée. Je le hume aux aguets et je sais, qu’un jour, je le traverserai…

Capoupakap